Le circuit du Grand Chelem de Michael Johnson fait face à une crise financière majeure !
Le Grand Slam Track de Michael Johnson est confronté à des difficultés financières quelques mois seulement après son lancement, aux prises avec des frais impayés et des paiements d'athlètes à Miramar, en Floride.

Le circuit du Grand Chelem de Michael Johnson fait face à une crise financière majeure !
Le Grand Slam Track (GST), la ligue ambitieuse fondée par le champion olympique Michael Johnson, se retrouve dans des eaux troubles quelques mois seulement après le début de sa saison inaugurale. Peu de temps après son lancement, les inquiétudes grandissent quant à la stabilité financière de GST, en particulier après l'échec du règlement des frais de location importants de 77 896 $ pour le complexe sportif Ansin à Miramar, en Floride, où a eu lieu sa deuxième compétition, le Miami Slam. Le premier versement, attendu le 18 juillet, a été particulièrement manqué, signalant une tendance inquiétante qui soulève des questions sur la gestion et l’avenir de la ligue.
Dans un rapport de Essentiellement sportif, le journaliste Cory Mull a souligné que ce paiement manqué marque le premier défaut formel sur un calendrier de paiement révisé conçu pour tenir compte des retards antérieurs de la ligue. Le manque de communication autour du paiement manqué n’a fait qu’amplifier les inquiétudes des parties prenantes concernant l’infrastructure financière de GST et sa capacité à respecter ses engagements envers les athlètes et à gérer les événements futurs.
Préoccupations des athlètes
Le président de World Athletics, Sebastian Coe, a exprimé ses inquiétudes concernant le fonctionnement de la ligue, soulignant les implications troublantes des dettes impayées, en particulier celles dues aux athlètes. Malgré la promesse de frais de participation lucratifs allant jusqu'à 200 000 $ et de primes de championnat de 100 000 $, de nombreux athlètes n'ont pas encore vu ces paiements. Cette situation n’est pas qu’un contretemps ; cela reflète des problèmes plus profonds concernant la durabilité et la fiabilité des opérations de la ligue.
GST a été lancé au printemps 2023 avec de grandes ambitions : une cagnotte de 12,6 millions de dollars et des courses en face-à-face, conçues pour captiver l'imagination des passionnés de piste. Cependant, la ligue a déjà fait face à des obstacles importants. Comme le rapporte Manuel du marathon, après trois événements, la quatrième compétition prévue a été annulée de manière inattendue en raison de préoccupations quant à sa viabilité à long terme dans un contexte économique changeant. La déception se profile alors que plus de 13 millions de dollars en prix et frais de participation restent impayés, ajoutant à la frustration qui couve parmi les athlètes.
Problèmes de calendrier et de transparence
Les athlètes ont signalé des difficultés de communication avec GST, ajoutant à leur impatience croissante. Il convient de noter que seuls les frais de comparution de la rencontre de Kingston ont été payés, et uniquement aux agents qui ont été prompts à soumettre les documents. Certains athlètes ont porté l'affaire devant World Athletics, ce qui a conduit à un appel Zoom organisé par l'Association of Athletics Managers pour demander des éclaircissements à Johnson lui-même.
Dans un courriel du 1er juillet du directeur principal des courses de GST, il a été déclaré que les paiements de l’événement de Kingston seraient terminés d’ici la fin juillet, et que les autres montants impayés seraient attendus d’ici la fin septembre. Cependant, ces engagements s’accompagnent d’hésitations, car les athlètes deviennent sceptiques quant aux assurances de la ligue. Alors que les responsables du GST ont indiqué que le traitement des résultats des tests de dépistage de drogues était une raison des retards, les agents affirment que d'autres organisations parviennent à effectuer les tests plus rapidement, laissant des questions persistantes sur l'efficacité du GST.
Avec un financement initial de 30 millions de dollars, principalement de Winners Alliance, Grand Slam Track serait à la recherche d’investisseurs supplémentaires pour s’assurer une base plus stable alors qu’elle envisage un retour en 2026. Johnson reste optimiste quant aux perspectives de la ligue, affirmant que l’équilibre au cours de la première année n’a jamais été prévu. Pourtant, alors que la communauté de l’athlétisme continue de surveiller de près, la saga des difficultés financières de la TPS sert de mise en garde sur les réalités de la création de ligues sportives durables.