Les douanes de Philadelphie saisissent 1,5 million de dollars de cargaisons cachées de kétamine
Le comté de Broward est confronté à une contrebande croissante de kétamine dans un contexte d'utilisation récréative croissante, ce qui suscite des problèmes de santé et de sécurité.

Les douanes de Philadelphie saisissent 1,5 million de dollars de cargaisons cachées de kétamine
Les agents des douanes et de la protection des frontières (CBP) des États-Unis à l’aéroport de Philadelphie ont procédé à une opération importante en interceptant cinq expéditions contenant un total stupéfiant de 57 livres de chlorhydrate de kétamine. La valeur marchande estimée de cette drogue dangereuse est d’environ 1,5 million de dollars. Récemment, l'attention a été portée sur la kétamine, un anesthésique puissant principalement utilisé pour les animaux, qui est de plus en plus utilisé à mauvais escient comme drogue récréative et même comme outil d'agression sexuelle. À la lumière de cette récente saisie, la réalité de la double nature de la kétamine devient de plus en plus claire.
La plus importante des saisies a eu lieu le 21 juin, avec un colis arrivant des Pays-Bas sous couvert de cannes à pêche. Or, à l’intérieur, près de 28 kilos de kétamine étaient astucieusement dissimulés dans six seaux en plastique. À peine une semaine plus tard, le 28 juin, les autorités ont saisi quatre autres expéditions en provenance d'Allemagne, faussement déclarées comme étant des jouets et des cadres, à destination de différentes adresses du comté de Broward, en Floride. Ces expéditions supplémentaires contenaient 13 sacs de kétamine scellés sous vide, cachés dans l'emballage de coffres à jouets et de supports de cadres photo. Cleatus P. Hunt, Jr., directeur du port régional du CBP à Philadelphie, a souligné l'enquête en cours sur ces tentatives de contrebande et a réaffirmé son engagement à lutter contre les organisations de trafic de drogue, en particulier compte tenu des graves risques pour la santé associés à la consommation de kétamine.
L’abus croissant de la kétamine
Il y a quelque chose à dire sur la tendance croissante à la consommation récréative de kétamine. Utilisé à l’origine en milieu chirurgical et vétérinaire, ce médicament a attiré l’attention en tant que traitement potentiel de la dépression résistante au traitement. Cependant, une étude analysant les données de la National Survey on Drug Use and Health (NSDUH) souligne une tendance inquiétante : il y a eu une augmentation de 81,8 % de la consommation récréative au cours de l’année écoulée chez les adultes américains entre 2015 et 2019, ainsi qu’une augmentation de 40 % entre 2021 et 2022. Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que cette consommation est souvent liée à d’autres substances comme la MDMA, le GHB et cocaïne, augmentant les risques encourus.
Cette tendance est particulièrement alarmante chez les jeunes adultes. Les adultes âgés de 26 à 34 ans sont 66 % plus susceptibles d’expérimenter la kétamine que ceux âgés de 18 à 25 ans. De plus, les diplômés universitaires présentent plus du double de probabilité de consommer de la kétamine par rapport à ceux qui n’ont qu’un diplôme d’études secondaires. Il se trouve que les adultes ayant des antécédents de dépression étaient 80 % plus enclins à consommer de la kétamine entre 2015 et 2019, bien que ce lien se soit affaibli ces dernières années, indiquant un changement démographique plus large en faveur de sa consommation.
Perspectives sur la santé publique
Les experts en santé publique insistent de plus en plus sur la nécessité d’éduquer sur les risques associés à la kétamine, notamment en ce qui concerne ses interactions avec d’autres drogues. Le double discours de la kétamine – à la fois comme agent thérapeutique et comme drogue récréative – présente d’importants défis de santé publique. Les recommandations des experts appellent à une sensibilisation ciblée à la prévention dans les collèges et les environnements sociaux où la polyconsommation de drogues est courante. Il est urgent de lancer des campagnes pour sensibiliser les jeunes adultes et le grand public aux dangers du mélange de kétamine avec d’autres substances.
Les recherches indiquent que le taux de consommation non médicale de kétamine a augmenté, culminant à 0,9 % fin 2019, tandis que les centres antipoison ont signalé une augmentation des expositions liées à la kétamine. On a notamment constaté un intérêt croissant pour la kétamine parmi les participants aux discothèques et aux festivals de danse de la ville de New York, avec des taux passant de 5,9 % à 15,3 % entre 2016 et 2019. Ces statistiques mettent en lumière les types d’environnements qui alimentent cette utilisation récréative croissante.
Alors que les autorités répriment les opérations de contrebande et que le paysage récréatif de la kétamine évolue, il est crucial pour nos communautés, en particulier la jeune génération, d’engager des conversations honnêtes sur les risques, les avantages et les implications réelles de la consommation de kétamine. Équilibrer ses avantages thérapeutiques potentiels avec les réalités d’une mauvaise utilisation sera essentiel pour naviguer dans les complexités entourant cette substance puissante.
Alors que les enquêtes se poursuivent sur ces récentes tentatives de contrebande, il est clair qu’il y a beaucoup de travail à faire pour garantir la sécurité publique et une éducation efficace sur l’utilisation de la kétamine. Les enjeux sont élevés et chacun doit contribuer à résoudre ce problème croissant.
Pour plus de détails sur la récente saisie, visitez MonChesco. Pour en savoir plus sur les tendances croissantes de la consommation récréative de kétamine, consultez Santé du berger. Pour une compréhension plus approfondie de l'usage non médical de la kétamine aux États-Unis, voir les résultats publiés dans PMC.