Des réparations de 20 millions de dollars dévoilées pour les survivants des abus scolaires de Dozier
Les législateurs de Floride ont approuvé un fonds de réparation de 20 millions de dollars pour les survivants des abus de l'école Dozier de Marianna, aidant les victimes de 1940 à 1975.

Des réparations de 20 millions de dollars dévoilées pour les survivants des abus scolaires de Dozier
Dans une démarche historique vers la justice, les législateurs de Floride ont approuvé un programme de réparations de 20 millions de dollars visant à remédier aux horribles abus qui ont eu lieu dans deux écoles publiques de réforme : l'école pour garçons Arthur G. Dozier et l'école Okeechobee. Ce programme fournira une compensation financière aux survivants qui ont subi des abus mentaux, physiques ou sexuels alors qu'ils étaient présents entre 1940 et 1975. Le bureau du procureur général de Floride traite actuellement des chèques initiaux de 21 253,98 $ pour 926 candidats approuvés, tandis que 13 demandes restent en attente, comme le rapporte le Jax aujourd'hui.
Cette initiative a été longue à venir, les survivants, souvent appelés les « White House Boys », militant depuis au moins une décennie pour la reconnaissance et l'indemnisation de leur traumatisme. Un ardent défenseur, Charles Fudge, a souligné que ces paiements signifient une reconnaissance indispensable des abus qui ont eu des effets durables sur de nombreuses vies. Cependant, tous les survivants ne se sentent pas satisfaits. Prenez par exemple Roy Connerly, qui a fait part de son sentiment quant au montant de l'indemnisation insuffisant. Ses souvenirs de traumatisme mettent en évidence un fardeau mental que l’argent ne peut pas entièrement soulager.
Le parcours législatif
Le chemin vers la réalisation de ce fonds de réparations a été marqué par un soutien bipartite écrasant. Le Sénat de Floride a adopté à l’unanimité le HB 21, qui devrait être approuvé par le gouverneur Ron DeSantis à la suite d’un vote unanime similaire à la Chambre. Comme détaillé par Politique de Floride, l'école pour garçons Dozier à Marianna, ouverte en 1900 et fermée en 2011, a une sombre histoire au cours de laquelle de nombreux garçons ont été victimes d'abus et, tragiquement, certains n'ont pas survécu pour raconter leur histoire.
Ces institutions n’abritaient pas seulement des histoires de douleur ; ils sont devenus des lieux de graves injustices. En 2012, des restes humains et 55 tombes anonymes ont été découverts, soulignant l’héritage tragique des mauvais traitements. On estime que 400 hommes ont déclaré avoir été victimes d'abus à Dozier, et ce n'est qu'en 2017 que la législature de Floride a officiellement présenté ses excuses aux victimes.
Détails de la rémunération et implications futures
Pour le processus d'indemnisation, un site Web et un formulaire de demande seront créés par le ministère des Affaires juridiques, permettant aux victimes éligibles de postuler avant le 31 décembre. Chaque candidat approuvé, y compris ceux de la Florida School for Boys à Okeechobee, recevra le même montant d'indemnisation, actuellement projeté à environ 50 000 $ par victime, comme l'a noté le ministère des Affaires juridiques. Actualités AP.
Certains défenseurs, dont le sénateur Darryl Rouson, ont souligné l'urgence de ce programme de réparations, d'autant plus que de nombreux survivants vieillissent et que certains sont décédés depuis qu'ils en ont fait la demande. Rouson, qui a parrainé le projet de loi, connaît l'importance de cette restitution, racontant la présence émouvante de près de 20 victimes qui ont assisté à la session du Sénat. Même si l’argent ne peut pas effacer le sombre passé, il peut fournir des ressources essentielles à ces personnes vieillissantes, en leur garantissant des soins et un soutien alors qu’elles font face à un traumatisme de longue date.
L’adoption de ce projet de loi ne constitue pas seulement une compensation, mais aussi une reconnaissance des profondes cicatrices laissées par les brutalités commises entre ces murs. Pour chaque chèque signé, il y a une histoire de résilience et un appel pour que le passé ne se reproduise pas.