Newsom condamne les lois de DeSantis : un combat pour la justice raciale se déroule
Gavin Newsom critique les lois controversées de Floride de Ron DeSantis, traitant de la race et de l'éducation, avant d'éventuelles candidatures présidentielles de 2028.

Newsom condamne les lois de DeSantis : un combat pour la justice raciale se déroule
Lors d’une récente visite en Caroline du Sud, le gouverneur de Californie Gavin Newsom a pris une position décisive contre le gouverneur de Floride Ron DeSantis, déclenchant un débat animé sur la division idéologique qui façonne la politique américaine aujourd’hui. Newsom, qui est considéré comme un candidat potentiel à l’investiture démocrate à la présidentielle de 2028, a dénoncé la législation controversée de Floride, qui, selon lui, cherche à réécrire l’histoire et à censurer des faits cruciaux sur la race et l’oppression. Il a notamment souligné l’omission par l’État de la race de Rosa Parks, la qualifiant d’exemple flagrant de la manière dont ces lois marginalisent les Noirs. Selon Politique de Floride, Newsom a qualifié la législation d’« anti-réveillée » et « d’anti-Noirs » et a remis en question le but même des initiatives de diversité, d’équité et d’inclusion à la lumière de ces lois.
Alors que les tensions politiques couvent, les deux gouverneurs ont échangé des piques, DeSantis critiquant fréquemment la Californie pour engager sa base politique. Il y a quelques semaines à peine, il a suggéré que la manière dont Newsom avait géré les événements lors des émeutes de Los Angeles pourrait avoir des implications si la Floride devait intervenir. Cette rhétorique pointue montre comment les deux dirigeants ont utilisé leurs différences comme munitions politiques, leurs candidatures potentielles se profilant à l’horizon pour les élections de 2028.
Problèmes juridiques pour la loi « Stop WOKE » de Floride
La loi « Stop WOKE » a également été critiquée dans les milieux juridiques, car une cour d'appel fédérale l'a déclarée inconstitutionnelle. Comme le rapporte le Presse associée, la 11e Cour d'appel des États-Unis a confirmé une décision antérieure d'août 2022, déclarant que la loi viole le premier amendement car elle cible le discours basé sur le contenu. Le juge de circuit Britt C. Grant a noté que la loi punit certains points de vue tout en tentant de réglementer les enseignements liés à la race. Cette décision est importante, en particulier pour les entreprises, car elle affecte la manière dont elles dispensent des formations sur la diversité sans crainte de représailles juridiques.
Essentiellement, la loi interdit tout enseignement suggérant qu’un groupe ethnique est intrinsèquement raciste ou que les individus devraient se sentir coupables d’actions historiques qu’ils n’ont pas commises. La décision du tribunal suggère que la loi n’est pas seulement une déclaration politique mais une atteinte substantielle à la liberté d’expression, un problème auquel les dirigeants de Floride sont désormais aux prises. L’administration DeSantis a exprimé son intention d’explorer de nouvelles voies d’appel contre cette décision, signalant que le conflit autour de cette législation est loin d’être terminé.
Manœuvre politique
Les échanges entre Newsom et DeSantis mettent non seulement en évidence leurs programmes législatifs contrastés, mais soulignent également une bataille idéologique plus profonde qui façonne le paysage politique aux États-Unis. Newsom, tout en s’exprimant contre ce qu’il considère comme des politiques régressives, joue également un jeu stratégique en renforçant ses références en vue d’une éventuelle campagne présidentielle. Pendant ce temps, DeSantis continue de défendre sa forme de gouvernance, vendant la Floride comme un bastion où « le réveil va mourir », une expression qui trouve un écho auprès de nombreux électeurs républicains.
Alors que le climat politique se réchauffe et que les deux partis se préparent pour les prochaines batailles électorales, il est clair que le débat sur l’orientation future du pays – centré sur les questions de race, d’histoire et d’inclusivité – jouera un rôle central. Avec des dirigeants comme Newsom et DeSantis en première ligne, il est peu probable que cette conversation s’arrête de sitôt. Dans un monde où les récits sur la race et l’histoire sont de plus en plus controversés, les résultats de ces défis pourraient avoir des implications considérables à l’échelle nationale.